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1 résultat pour « antibiorésistance »
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Santé Humaine

Antibiorésistance des souches d’Escherichia coli responsables d’infections urinaires collectées dans le réseau de surveillance de janvier à décembre 2024 au Centre National de Référence pour les Antibiotiques, Institut Pasteur de Côte d’Ivoire

Cette étude se propose de décrire les différents phénotypes de résistance des souches d’Escherichia coli afin de surveiller leur émergence. C’est une étude rétrospective de type descriptif de 472 souches d’Escherichia coli responsables d’infection urinaire sur une période allant de douze mois (Janvier-décembre 2024) au Centre National de Référence des antibiotiques de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire. Au cours de cette étude, 1034 entérobactéries ont été isolées avec 472 souches non répétitives d’Escherichia coli, soit une proportion de 45,7%. Les hommes constituaient 51,8% et les femmes 48,2%, soit un sexe ratio de 1,07. Ces infections concernaient les patients hospitalisés (55%) ainsi que les communautaires (45%). Les adultes et les aînés étaient les plus touchés. L’antibiorésistance des souches d’Escherichia coli a révélé des taux de résistance à l’amoxicilline-acide clavulanique des souches hospitalières (69,6% contre 20,5% en communauté), à la pipéracilline (65,9% contre 58,5%), à la cefepime (64,5% contre 53,1%), à la ciprofloxacine (50,8% contre 45,8%), à la fosfomycine (20,9% contre 12,8%). L’amikacine, la nitrofurantoïne et l’imipenème ont enregistré des taux de résistance inferieurs à 10% dans les deux milieux. Un taux de 37,7% des souches d’Escherichia coli analysées produisaient des béta-lactamases à spectre élargi (BLSE). Les souches d'Escherichia coli productrices de BLSE présentaient des taux de résistance significatifs aux fluoroquinolones, atteignant 67,1% pour la ciprofloxacine et 48,3% pour la lévofloxacine. À l'inverse, elles conservaient une excellente sensibilité aux antibiotiques suivants : amikacine (92,7%), nitrofurantoïne (92,9%) et fosfomycine (82,3%). L'émergence de souches d'Escherichia coli uropathogènes résistantes aux antibiotiques restreint fortement l'arsenal thérapeutique disponible et souligne un enjeu crucial de santé publique. La surveillance régulière permet d'actualiser la stratégie thérapeutique, un élément fondamental pour contrer l'émergence et la dissémination de ces bactéries multirésistantes.

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Dr KONAN Kouadio Fernique
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